Quelle est la valeur de l’immobilier à Bruxelles aujourd’hui ?

Devons-nous craindre une bulle spéculative suite à un marché de l’immobilier favorable ? Analysons ensemble la situation bruxelloise.

La tendance haussière que l’on connait depuis quelques années se confirme en Région bruxelloise.
Ainsi, on a connu cette dernière année une évolution de 5% pour les maisons, de 2% pour les appartements et de 50% sur les terrains à bâtir, ce qui revient respectivement à un prix médian de 395 000€, 210 000€ et 764€/m².

Mais les communes de Bruxelles connaissent-elles la même gloire ?

Cela dépend du type de logement !
Pour les maisons, on observe cette dernière année une évolution du prix de 7% à Auderghem, de 10% à Etterbeek, de 17% à Saint-Gilles, de 23% à Saint-Josse-ten-Noode et de 4% à Woluwé-Saint-Pierre. Par contre, une baisse de 3% à Bruxelles centre, de 8% à Forest et de 5% à Schaerbeek est recensée.
Ces tendances négatives ne se confirment pas pour les appartements. En effet, ces dernières communes peuvent se venter d’une hausse de 5% à Forest et de 10% à Schaerbeek. Ixelles domine toujours le marché de l’appartement dans cette Région, avec une offre locative très élevée.

Notez que les maisons les moins chères de la Région bruxelloise sont à Molenbeek, et que les appartements les moins chers sont à Anderlecht. Woluwé-Saint Pierre reste la commune la plus onéreuse à Bruxelles.
Les communes du nord et de l’ouest de Bruxelles (Laeken, Berghem-Sainte-Agathe, Anderlecht, Forest, Molenbeek) restent les moins chères car le prix moyen ne dépasse pas les 3000€/m². C’est pourquoi les promoteurs misent aujourd’hui dessus et y construisent des projets neufs (on a d’ailleurs un certain nombre de biens neufs en gestion dans ces communes-là. Découvrez-les ici).

Voici le bilan du marché immobilier bruxellois :

Types de biens Fourchette de prix
Maisons 300 000-540 000
Appartements 165 000-285 000

Selon une étude de la banque nationale de décembre 2018, une légère surévaluation des prix semble indiquer qu’il n’y aura pas de bulle spéculative sur le marché résidentiel en Belgique. Attention, cela ne veut pas pour autant dire qu’il n’y a pas de risque de baisse des prix.
De plus, Steven Trypsteen, économiste d’ING Belgique, nous rassure sur les taux d’intérêt « Une augmentation des taux d’intérêt semble peu probable à court terme, d’autant que la Banque centrale européenne a clairement signifié son intention de ne pas y recourir en 2019. Les taux ne repartiront pas à la hausse avant fin 2020. »

Source :
Trends Tendances, Avril 2019.

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