Y voir plus clair dans votre prêt hypothécaire

Vous avez le projet de devenir propriétaire d’un bien immobilier ? Félicitations, nous pensons qu’il n’y a pas meilleur investissement.
Pour ce faire, il vous faudra sans doute contracter un prêt hypothécaire auprès d’un établissement financier.

Qu’est-ce que cela signifie ?

Concrètement, cela veut dire qu’un organisme va vous prêter de l’argent, à un certain taux d’intérêt, que vous vous engagez à rembourser mensuellement sur une période déterminée à l’avance.

Quels sont les points d’attention afin de choisir le prêt le plus adapté à votre situation ?
  • Votre capacité de remboursement

Avant toute démarche envers un organisme financier, calculez vous-même votre capacité de remboursement. Cela vous permettra d’arriver renseigné à un rendez-vous pour demander un prêt, ce qui vous donnera du crédit et de l’assurance. De manière générale, on dit que la capacité de remboursement équivaut à maximum 80% de la somme de ce que l’on peut épargner mensuellement et de son loyer actuel.

Ainsi, si vous parvenez à mettre de côté 1000€ par mois et que vous avez un loyer actuel de 900€, votre capacité d’emprunt sera égal à (1000+900=1900)/100*80= 1520€.
Une banque considère également que l’on peut emprunter jusqu’à 50% de ses revenus nets.

  • Taux fixe ou taux variable ?
Le taux fixe :

Késako ?

Cela veut dire que l’on connait la somme mensuelle et totale à rembourser sur une période déterminée.

Quand le choisir ?

On opte pour ce taux lorsque le taux est bas au moment de contracter le crédit.

Avantage ?

Ce type de taux est une sécurité, vous n’aurez pas de (mauvaises) surprises quant à votre remboursement. De plus, cela vous permet de planifier plus facilement le budget que vous pouvez allouer à vos autres dépenses.

Inconvénient ?

La banque prenant plus de risques car elle ne sait pas comment va évoluer le marché, le taux est souvent plus élevé que le taux variable.

Le taux variable :

Késako ?

Votre crédit est revu à chaque échéance (tous les ans, tous les trois ans ou tous les cinq ans) en fonction d’un indice de référence légal. Cependant, le pire cas à envisager est que le taux devienne deux fois plus élevé que le taux de base : il n’y aura donc jamais de fluctuations trop importantes.

Quand le choisir ?

Lorsque les taux sont élevés. On peut alors espérer qu’ils diminuent pendant la période de remboursement.

Avantage ?

Si le taux variable est très faible, comme il ne peut que doubler, le taux restera faible tout au long du remboursement

Inconvénient ?

Il n’y a aucune certitude quant à votre remboursement mensuel. Si les taux augment, vos mensualités augmenteront.

Il n’y a donc pas de bon choix concernant les taux d’intérêt. Cela dépend de la situation du marché. Il est de toute façon bon de demander deux offres : une avec un taux fixe et une avec un taux variable.
Notez cependant que si on vous propose un taux variable deux fois inférieurs au taux fixe, vous pouvez privilégier celui-là car il ne pourra jamais plus que doubler.
Avec un exemple, les choses sont toujours plus claires:
Si on vous propose un taux fixe à 2% et un taux variable 0.9%, privilégiez le taux variable car même dans le pire des cas il ne dépassera jamais 1.8%.

  • Taux annuel effectif global

Afin de comparer les offres des différents organismes financiers de façon objective, il est important d’avoir un indicateur commun. Se baser sur le taux d’intérêt débiteur obtenu n’est pas suffisant! Ce dénominateur commun est le TAEG, taux annuel effectif global. Il prend en compte tous les frais liés à l’achat (pas uniquement le taux d’intérêt): les frais de dossier, les assurances, etc.

Pour terminer, sachez qu’une première offre est très souvent négociable. On parle alors d’une remise en fonction de la relation client. Si vous passez par le même organisme pour les assurances, l’épargne pension, etc. vous aurez de fortes chances d’avoir une meilleure offre.

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