Plus difficile d’investir en 2020?

Vous avez fait de belles économies et souhaitez investir dans l’immobilier car votre argent dort sur un compte épargne qui ne rapporte plus grand chose? Oui, mais voilà… vous avez entendu qu’il deviendrait plus difficile d’emprunter en 2020 car la Banque nationale a décidé de fixer une limite aux montants empruntés par rapport au prix déboursé.
Le Trends tendances nous éclaire sur la problématique en 6 questions.

1. La Banque nationale veut contraindre les banques à prêter moins facilement. Pourquoi?

Aujourd’hui, l’endettement des ménages dépasse les 230 milliards d’euros, ce qui représente 61% du PIB et est supérieur de 3% par rapport à la moyenne de la zone euro. A côté de cela, on remarque que de nombreux crédits hypothécaires couvrent 90% minimum du prix d’achat du bien immobilier. De plus, il y a de plus en plus de crédits contractés pour acheter ce que l’on appelle des « buy-to let », des résidences secondaires ou tertiaires donc. Avec pour conséquences que ces investissements alimentent la surévaluation du prix du marché.
Avec des taux d’intérêt aussi bas, il est bien normal de vouloir investir dans la brique!

 

6,7% – la part des prêts hypothécaires représentant une quotité supérieur à 100% en 2018.
La BNB souhaite redescendre à 5%.
12,2% – la part des crédits « buy- to-let » octroyés en 2018 (7,7% en 2020).

2. Quelle est la situation actuelle des banques pour répondre à cette activité immobilière?

La BNB prend des mesures prudentes et oblige les banques à mettre davantage d’argent de côtés pour couvrir les éventuels mauvais crédits. Elle les dirige également quant aux prêts hypothécaires à octroyer ou non.
Elle espère ainsi éviter l’éclatement d’une bulle dans le marché immobilier.

 

Concrètement:
les futurs propriétaires d’un bien pour y habiter pourront emprunter jusqu’à 90% de la valeur d’achat.
Pour des biens destinés à la location, les investisseurs devront financer minimum 20% de leur achat eux-mêmes dès le départ..

3. Obtenir un prêt sera-t-il plus difficile en 2020?

Selon Valéry Halloy, porte-parole francophone de BNP Paribas Fortis « De toute évidence, les nouvelles mesures de la BNB vont mener à des conditions d’octroi plus strictes, et donc certains projets de buy-to-let ne seront plus en mesure d’être financés. C’est l’objectif poursuivi par la banque nationale. »
C’est donc certain, il faudra avoir plus de fonds propres pour se voir octroyer un prêt hypothécaire en 2020. Mais cette restriction est prise pour limiter le degré d’endettement et ses éventuelles conséquences néfastes, pas pour limiter l’accès à la propriété.

4. Y aura-t-il un impact sur les taux hypothécaires?

La tendance serait à la stabilisation en 2019. Les taux sont actuellement déjà très bas et les mesures prises par la BNB ont pour but de limiter les prêts les plus risqués.

5. D’autres critères peuvent-ils influencer le montant des emprunts?

Oui, bien sûr! Comme par exemple, l’historique de crédit, les revenus, la capacité de remboursement, etc.

6. Est-ce la fin des investissements dans l’immobilier?

Julien Manceaux n’est pas de cet avis! Selon lui, « A moins que de nouvelles mesures fiscales voient le jour, ce n’est certainement pas la fin de l’âge d’or pour les multi-propriétaires ». Le changement, par contre, réside dans l’attention particulière à apporter à leur rendement locatif et ne plus de tout miser sur la plus-value du bien.

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